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Titre Le jour du bac, la Corée du Sud arrête de respire
Numéro Date 2016-12-01 Lu 1200

 

Obligation de libérer les rues

 

Le jour du suneung, tout est fait pour ne pas perturber les candidats, condamnés à plancher de 8 h 30 à 17 h 40 – repas et pauses compris – sur des questionnaires à choix multiples dans cinq disciplines : le coréen, les mathématiques, l’anglais, un sujet choisi entre la sociologie, l’enseignement technique ou les sciences, et une deuxième langue étrangère. Pour cela, fonctionnaires et employés du privé reçoivent l’ordre de pointer une heure plus tard que d’habitude et la fréquence des transports est augmentée durant les périodes de pointe. Il faut libérer les rues, laisser de la place dans les métros, ne pas gêner les candidats. Même les avions doivent rester cloués au sol pendant les épreuves de langue, qui nécessitent l’écoute d’un enregistrement.

Cette année, 14 000 policiers ont été mobilisés, a fait savoir le ministère de l’éducation. Un gardien de la paix accompagne toujours l’inspecteur d’académie qui apporte avant l’aube les copies d’examen. Les forces de l’ordre assurent la bonne circulation devant les centres. En cas de retard, il est même possible de composer le 112, le numéro d’urgence. Une voiture de police vient chercher l’étudiant chez lui et l’amène directement au lieu de l’examen. Chacun des 1 183 centres accueille plusieurs centaines de candidats venant de différents lycées. Les bureaux des élèves de chaque établissement distribuent à l’entrée bonbons et boissons vitaminées. Certains crient « Suneung daepak » (« grand succès à l’examen ») au rythme d’un buk (tambour).

 

Prières, offrandes et endettement

Les familles aussi se mobilisent. Les mères et les grands-mères envahissent les lieux de culte, souvent toute la journée. Les temples protestants enchaînent les offices, en général cinq, un par matière. Le célèbre temple bouddhiste Jogyesa, au cœur de Séoul, est bondé. Les prêtres y psalmodient les sutras, repris par des parents, dont certains réalisent les 108 salutations rituelles. D’autres déposent des fleurs près du temple avec un vœu inscrit : « Pour la réussite au suneung ». Ces prières ont souvent commencé avant le jour fatidique. Certaines mères vont au temple bouddhique cent jours avant l’examen. D’autres préparent les traditionnels gâteaux de riz que l’on offre pour souhaiterla réussite et que l’on peut aussi acheter dans les pâtisseries traditionnelles.

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